Des études récentes permettent de repérer des astéroïdes géocroiseurs cachés dans l’éclat du soleil.

En raison de la lumière éblouissante du Soleil, les astronomes, lorsqu’ils recherchent des astéroïdes dans l’espace, orientent leurs télescopes loin du centre du système solaire. La plupart des recherches d’astéroïdes sont menées la nuit et tendent à balayer la région située au-delà de l’orbite de la Terre à la recherche d’astéroïdes. Une nouvelle étude propose que cette méthode crée un angle mort et que de nombreux objets proches de la Terre, qui pourraient se cacher dans la vue directe de la lumière du soleil depuis la Terre, ne soient pas pris en compte dans les enquêtes précédentes.

Alors que les études conventionnelles sur les astéroïdes ont pu manquer certains objets géocroiseurs (NEO), les nouvelles études visent à trouver ces corps célestes dans la direction du Soleil au crépuscule.

La recherche, publiée dans Science, a révélé que de nouvelles études ont permis de découvrir certains astéroïdes insaisissables qui n’avaient pas pu être repérés auparavant. Il s’agit notamment de ‘Ayló’chaxnim (2020 AV2), le premier astéroïde dont l’orbite est intérieure à Vénus, et de 2021 PH27, un astéroïde ayant la période orbitale la plus courte connue autour du Soleil.

Les objets géocroiseurs sont classés en plusieurs types distincts, les plus éloignés étant appelés Amors. Ces astéroïdes se déplacent en direction de la Terre mais ne croisent pas l’orbite de notre planète. Les Apollos sont un autre type d’astéroïdes qui entrent dans l’orbite de la Terre mais dont le demi-axe majeur est supérieur à celui de notre planète. Parmi les autres types d’astéroïdes, on trouve les Atens, qui croisent l’orbite de la Terre mais dont le demi-axe majeur est inférieur à celui de la Terre.

Les Atiras ou Apophèles, quant à eux, ont des orbites situées vers l’intérieur de la Terre et les Vatiras ont des orbites complètement à l’intérieur de Vénus.

La plupart des géocroiseurs sont délogés de la ceinture principale d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. D’après les recherches, les observations physiques suggèrent que les géocroiseurs ressemblent à des astéroïdes de la ceinture principale (MBA), certains d’entre eux étant des comètes dormantes provenant du système solaire externe.

Comme il devient difficile pour un objet de se déplacer vers l’intérieur de la Terre une fois qu’il a traversé son orbite et celle de Vénus, on pense qu’il pourrait y avoir moins d’Atira que de géocroiseurs plus éloignés. Les modèles d’objets géocroiseurs ont indiqué qu’il devrait y avoir moins d’une Vatira mesurant environ 1,5 km de diamètre, mais qu’il pourrait y en avoir plus de petites.

Grâce à des modèles de formation et à l’efficacité des relevés de géocroiseurs, les astronomes ont détecté 90 % des objets géocroiseurs tueurs de planètes d’un diamètre supérieur à 1 km.


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